Eau, Encres et Pluie – Recueil graphique de Charles-Eric Charrier aux Editions QazaQ

« Eau, Encres et Pluie ». Dans le titre de ce nouveau recueil de Charles-Éric Charrier sont réunis les éléments de l’insaisissable, des présences esquissées, dont il ne reste que les traces, les mouvements et une succession de gestes à la fois puissants et délicats. Des gestes que l’on imagine précis et spontanés, qui semblent capter l’impalpable. Se jouer de la gravité, dans tous les sens du terme. Pour faire apparaître sur la page blanche la vie dans toute sa beauté et effrayante fragilité.


Une véritable calligraphie – d’où sa place dans le champ poétique et textuel -, que l’on regarde et déchiffre, pour y voir la magie indéfinissable des corps se débattant dans le vide, et qui finissent par danser au-dessus d’un abîme. Apaisés et graciles.

Eau, Encres et Pluie – Recueil graphique de Charles-Eric Charrier aux Editions QazaQ – ISBN : 978-2-492483-40-0

Emmental (from outer space)

Vers la croûte céleste au goût de voie lactée,
À travers les trous pleins du mystérieux gruyère,
Par beau temps on y voit pénétrer la lumière :
Faisceaux stellaires vifs rongeant l’air azoté ;

Un soir, nous apprendrons de nos yeux dévorant
De troublants fromages blancs, clairs comme des lunes,
Qu’ils auront transpercé l’adipeux firmament
D’épais rayons phosphorescents, au bord des dunes.

Et puis nous plongerons dans un curieux bien-être,
Éblouis par les projecteurs incandescents ;
Alors la meule sombre, énorme, aux trous béants

Se fondra aux regards pour leur faire apparaître
Sous les crachats, huées, rires, sourires fous,
L’étrange fromager qui se cachait de nous.

Texte/Vidéo : Eric Tessier

Teos du Jeudi

JE SUIS DE RETOUR !

Pédalant avec style façon Owen Wilson, voulant appeler Yan – je sors mon smartphone
“Finalement j’vais continuer les TEOS encore une année !”

A vélo, sous les vivats, tout vivant sur mon tilt 100, je vais ensuite m’acheter des croissants …

EMOTION SOUDAINE DES SOLITAIRES IMPASSIBLES

“ Après c’est terrible, on s’habitue, on peut plus faire un pas tout seul. J’aurais mieux fait d’prendre un chien”*

Chemin faisant, s’attachent les solitaires
Entente spontanée – le double de l’autre.
Parole donnée, parole tenue : Neuve vie
Le chat fétiche sur l’épaule, à l’instinct sur l’instant.

Sous les palmiers du Finistère, tout est question d’équilibre

(*Max & Jérémie – Claire Devers 1992)

LA RAISON EST UNE VOIE SANS ISSUE

Je ne laisse aucune trace, afin de ne pas perdre mon chemin
Aucune envie que l’extraordinaire sorte de ma vie

Ces lumières-là ne sont pas aveuglantes

SAMOURAÏ OU MOINE ERRANT ?

Observer la mort pendant la vie
C’est ce que je fais

Ecrit à Brest par Cyril Pansal
Corrigé par Stéphanie Siou (Merci !)