Martin Zeugma – Il y a des soirs qui sont si doux qu’aucun matin ne les mérite – 69 / 100

c’est comme tout ce que l’on a à traduire et que l’on finit par trahir
et comme tout ce que l’on a à trahir mais qui finit en habitude
un petit rien (ce petit rien) qui reste en friche devant l’inévidence des choses
une suite de mots (cette suite sans fin) à remettre en ordre


les secrets (les coups et les famines) passent clandestinement
de mains en mains de gamètes en vagins de silences en silences
ensevelis en
concession à perpétuité

Texte : © Martin Zeugma