Poétique des Intimes Intuitons Quantiques – Recueil de Carol Delage aux Editions QazaQ

Cette part d’inexpliqué

Face à l’inconnu indicible

face à cette étendue du sensible

à ces tourments effrayants de pureté

à ce halo de sainteté forgé

là dans le creux de nos blessures

Toutes nos prières ne sont plus sous la censure.

Elles perforent les cieux, crèvent la voûte obscure.

Envolées de murmures, feux d’atomes et moirure.

Entends-tu leur mélopée dans l’univers ami

et cette voix qui dit :

« Tu es l’écho de mon cœur et la sueur de mes rêves. Je suis l’eau de ta vie, le chant de ton cri ? »

Perçois-tu cette part d’inexpliqué qui nous lie ?

Recueil « Poétique des intimes intuitions quantiques » – ISBN : 978-2-492483-05-9, à télécharger ici :

Avec ce recueil Carol Delage nous fait voyager, comme elle le fait avec ses photos, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. De l’intime au cosmos. Cela nous interroge sur notre place, ce rapport que l’on a au temps, à l’existence, aux phénomènes. Elle traque le mystère, l’étrangeté qui règne partout mais que l’on peine à discerner, ou à comprendre. Le poème, comme l’image, devient fragment. L’évidence explose puis devient l’indicible. Des poèmes comme un parcours, une quête, une interrogation.

Brut aux Editions QazaQ

Nous poursuivons la découverte et la publication du travail graphique et de l’écriture de Charles-Eric Charrier. Associant le minimalisme et le mystère d’une poésie aux allures d’haïkus (« Puis, tout à coup, au centre de la page, le grand angle mythique et mystérieux »), au trait essentiel et réduit à son expression la plus simple, à la manière d’un dessin-mobile, pas si éloigné de la finesse extrême de Calder.

Voici donc « Brut », le livre-dessin de Charles-Eric Charrier – ISBN : 978-2-492483-04-02 :

TEOS & HAIKUS du Jeudi

RECHERCHE CHAUDE SUR  ÉCUME

                                       (L’intrigue du soleil d’automne)

                                                           Terrain vide

                                                         Action intense

                                                 Horizontal apaise l’âme

 TOYOTA SUPRA

          Plutôt qu’aller voir des oeuvres d’art, conduire des oeuvres d’art !

LE TERRAIN DE SKATE

                     Même qu’il parait que son prénom était…Kate !

                                                (G mis un like…)

                                TERRAIN DE BASKET

                                    Juste un oiseau là-bas, qui sautille

TU CHERCHES … TU TROUVES !

                                                   Aussi simple que ça

Est-ce que je me plains moi ? J’ai mis 5 mn avant de récupérer ma chaussure !

              IMPACTES DE BALLE SUR UN MUR DÉLABRÉ

                                                       Sale level en solo

                                                        2020 Année folle

                                                             Je baseball

                                                     Rugissant game over

LE COURANT RAPIDE N’EMPORTE PAS LA LUNE

               …mais pour l’instant, les mots qui ne vont nulle part se garent ici !

    JE MOVE EN ZONE

Je lis “Poupée” & “Refrain”. J’aime bien.

Mais, faut que je move en zone,

Alors j’éteins mon smartphone

 « Bye bye Aline Recoura »…

jusqu’à la prochaine fois.

Textes/Illustrations : Cyril Pansal

La Froissure du Rêve

Je ne passerai plus les portes
par les entrechats
A la mémoire de nos vertiges
je baillerai les fenêtres
pour que n’entrent pas
Qui nous étions (des zébrures d’or)
Tour à tour
Anges vagabonds,
Ou clochards célestes
La froissure du rêve
Comme une mémoire
Je me souviens de vous
Je me souviens de tout
Des vertiges au soleil surtout
Il en est des défaites qui sont des chants de gloire
Comme ces films muets condamnés par l’histoire
j’étais fille des nuages
En constante métamorphose
Je brandissais mon insolence
Sous des ciels mauves
Qui ne sont plus que fracas
Déchiquetés, désinstallés dans ma mémoire
Il me reste l’abandon
Les orages polaires
Les zébrures d’or
Et quelques fausses équerres
Une dernière ruade
Sous des braises…froides
Il me reste
la froissure du rêve
L’écume, l’écume qui roule
Qui tourne comme ma mémoire
Dans une autre cadence
je serai celle qui se souvient de vous
Qui se souvient de tout

I dare, I dare not
Beyond the mountains
I dare, I dare not
Beyond the mountains
I dare, I dare not beyond the mountains
Do you really
believe what I’ve just said
MIght I be strocked down
Do you
I dare not speak anymore
Might I be strocked down
If I tell a lie
You might be a little less abrupt
You might be a little more smart
What don’t you say a word
What’s going through your mind
Why, why to chase
Why to chase after glory
Why to chase after money
You are goin’ down hill, just down hill
I dare
I dare not
I dare not speak anymore
Beyond the mountains

Texte : Catherine Watine

Vidéo : Alain Ries

« La Froissure du Rêve » est une chanson issue de l’album « Disparition » de Phôs (Watine et Intratextures). A découvrir ici :

https://watine.bandcamp.com/album/phos-disparition-intratextures-watine

Recueil « Produits de la Mer » aux Editions QazaQ

EXIL


Les jambes aux reflets cuivrés

les pieds qui courent sur la plage

les doigts qui jouent avec le sable

les bouches qui vont expirer

dans les bateaux et bouées gonflables

ont perdu en mer leur visage

Dans les corps en locomotion

tout n’est plus que fragmentation

sans que l’on puisse restituer

du sens aux plaisirs destitués

Tes mille et un gestes de rien

ont déserté mon quotidien

Les regards tiennent rarement

la peur d’autrui probablement

L’enfant observe davantage

En souriant à son doux visage

dans nos meilleures intentions

on s’expose à la suspicion

Ah, honni soit qui mal y pense

rien ne remplace plus l’absence

Tes mille et un gestes de rien

ont déserté mon quotidien

Extrait du recueil de poèmes, texte et petit bestiaire d’Eric Tessier à télécharger ici :

ISBN : 978-2-49483-03-5

Derrière des « Produits de la mer » se cachent de merveilleux poèmes contemporains, à l’écriture tour à tour frontale ou imagée. Conjuguant le réalisme d’un Carver avec une sophistication et précision extrêmes. C’est tout un monde intérieur qui apparaît au fil des textes, sidérants de justesse et de beauté.