Vincent était marin – 2

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Vincent était marin 2

Blanche, un peu perdue dans les premiers temps – satisfaite, disait-elle, d’avoir ainsi le temps de se consacrer complètement à ses petits-enfants, – se reconstitua, en quelques mois, grâce à ses anciens amis, un petit cercle, ce qui lui permit d’admettre, à la satisfaction muette des enfants, peut-être de leur père, et sans doute d’Alexia, la femme qui depuis des années régnait avec la collaboration de leur mère sur la vie de la maison, que son rôle pouvait se limiter à une présence proche et accueillante, un recours, à la supervision des devoirs du dernier, à des sorties cinéma ou théâtre, au prêt de livres et au déjeuner du dimanche. Vincent l’accompagnait aux concerts, aux quelques diners où ils étaient invités, guère ou pas du tout dans ses visites, passait, comme dans leur ancien appartement, la plus grande partie de ses journées dans une partie de la grande pièce où elle lui avait créé un domaine, tapissant deux murs en retour de rayonnages encadrant sa table bureau, et lorsque la certitude de son âge, de son exil loin de la mer se faisait trop pressant, il sortait sur la petite terrasse jetée vers la rue avec un élan arrondi comme une passerelle qui l’avait séduite dès sa première visite, lors de ses recherches d’un point de chute dans cette ville, et il restait là, sa pipe s’éteignant, ses yeux tentant de gommer les toits, la masse des platanes, me rempart qui lui masquait le fleuve proche. Et si le temps le permettait, était assez clément, ensoleillé, pour qu’il ne s’attire pas de reproches inquiets, il prenait sa canne et s’en allait à pas lents, suivait leur petite rue, franchissait la porte, traversait un pont – s’arrêtant au milieu, les deux mains fermement posées sur la rambarde, avec l’écartement précis qui lui semblait idéal pour se sentir posséder l’eau, ce courant vert et bleu qui s’en allait sous lui vers son monde – et s’en allait au long des routes, puis des chemins de la grande île qui s’étalait dans le lit du fleuve, face à la ville, allongeant son pas à travers cette campagne si proche et presque ignorée des citadins, suivant des murs de propriétés, le grillage d’une pépinière, des champs, souriant à une herbe rousse, à une petite anse qui se découvrait brusquement entre des buissons, s’arrêtant auprès d’étangs qui étaient restes d’anciens bras du fleuve, jusqu’à rejoindre un barrage, et il restait là, assis sur l’herbe pauvre, méditant. Et puis s’en revenait serein.

 

Texte et photo : Brigitte Celerier

Vincent était marin – 1

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Vincent était marin - 1

Vincent était marin, depuis toujours pensait-il parfois, mais Vincent n’avait plus de bateau, parce qu’il était trop vieux pour cela disait la loi, ne trouvait plus d’embarquement, s’était persuadé qu’était venu pour lui le temps délicieux de partager dorénavant, durablement, infiniment, la vie de sa femme, la belle Blanche, et autant qu’elles le voudraient et permettraient la vie de ses filles. Il avait creusé sa place, Blanche lui avait installé un bureau dans la chambre de la plus jeune des filles, Marie, qu’il avait, quelques années plus tôt, accompagnée dans une église pleine de fleurs et de chapeaux vers un grand suédois et qui s’en était allée… Il faisait de longues promenades le long du littoral, il retrouvait des camarades qu’il jugeait terriblement chenus, il tentait de petites incursions dans les musiques et les livres qui étaient du goût de Blanche et de sa bande, il s’attardait près des barques au bout du port, il rêvait de pêches méditatives et allait se décider à s’offrir une barcasse, un pointu – ravi en outre d’assister s’il le pouvait à sa construction, comme chez un ami de son père autrefois – tant pis si sa femme préférait les sorties amicales sur le voilier de l’un ou l’autre de leurs amis. Mais un soir très doux la quiétude de leur tête à tête fut fracassée par un coup de téléphone, l’annonce de la mort de leur aînée dans un accident de voiture. Et de l’ami qui les prévenait, en réponse aux questions pratiques, presque immédiatement pratiques, que posait Blanche à voix étranglée, pendant qu’il pleurait doucement, en retrait, en attente, ils apprirent que Félix leur gendre était en congrès à Buenos Aires – pourquoi à Buenos Aires, il ne savait pas, ça n’avait pas d’importance, d’ailleurs il rentrait bien entendu, il avait trouvé une place sur un vol, il serait à Paris le lendemain matin, on l’attendait, oui Alexia était là, elle s’occupait des enfants, oui il l’appelait – Blanche a reniflé et puis – oh Alexia quelle chance que vous soyez encore là, pouvez-vous faire dîner les enfants, nous partons, dans une heure ou un peu moins, nous devrions être là dans – le regardant – dans un peu plus de trois heures, pouvez-vous… ah oui merci repassez moi Monsieur Isnard, tiens je vous embrasse Alexia… oui votre femme vous rejoint, vous nous attendez, merci, vous… et elle s’est mise à pleurer, il lui a pris l’appareil, il a remercié, raccroché.

Alors ils se sont regardés comme des rescapés dans des ruines, ils se sont cramponnés l’un à l’autre un court instant et puis ils ont fait leurs valises et il les a refaites posément, sont partis. Et ce furent des jours pleins de peines, d’affairement, d’allers et venues dans l’appartement au bord du fleuve, de corps qui se croisaient en évitant de se heurter, de regards muets qui se détournaient, de mondanités aussi, prises avec le détachement attentif que l’on a pour ce qui vous est étranger et insipide, et quand ce fut fini un petit colloque entre leurs trois coquilles vides, la décision de Blanche de s’installer dans un petit appartement pas trop loin – parce que Félix vous ne pouvez pas vous occuper seuls de vos cinq enfants – et l’acceptation – il a vérifié, vaguement surpris, qu’elle était sincère – de Félix, deux jours de recherches, la trouvaille de deux pièces – mais c’est charmant a dit Blanche – à un quart d’heures de marche, la location. Et il est reparti, avec toujours cette impression d’être dans un rêve, un rêve qui se faisait doux-amer maintenant qu’il avait quelque chose à faire, s’occuper de leur déménagement…

(à suivre)

 

Texte et photo : Brigitte Celerier

 

Chroniques du su et de l’insu | 1 jour S

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lettre S

« Sortie sèche ». Frappée par l’allitération racinienne (ces serpents qui sifflent sur ces S), je notai mentalement l’expression. La radio grésillait et je ne parvenais plus à suivre le sujet sur le devenir des enfants placés en foyers ou dans des centres d’aide à l’enfance. La plupart se retrouvaient à la rue du jour (de leurs dix-huit ans) au lendemain (qui chante rarement).

Obstacle
Signalé
Soyez vigilants

Le haïku autoroutier m’en donna confirmation : c’était bien un jour « S », S comme Signalé, comme Soyez vigilants. Dès lors, il ne me restait plus qu’à guetter les signes pour tenter de les interpréter. Un jour Si peut-être bien, avec un peu de chance. Ce jour-là au collège, je commençai avec les 4e3 endormis. Je leur demandai de prêter attention à si,  ce petit mot si important et si l’air de rien cependant ; il pouvait renforcer l’intensité des adjectifs faiblards ou désigner les hypothèses les plus folles, les conditions à la réalisation de nos rêves les plus échevelés – C’est quoi, Madame, échevelé, ça veut dire quoi ? Ça ne veut rien dire, ça dit, c’est comme ça que sortent les rêves, en cheveux, comme disait ma grand-mère modiste, sans chapeaux, mais revenons au si – qui peut affirmer avec force ou caprice un oui dénié.  Les élèves bâillaient à qui mieux mieux : le si auquel ils devaient s’intéresser ce jour-là (et qui ne les intéressait que très modérément) était le subordonnant des interrogatives indirectes. Exemple : Après cette introduction beaucoup trop longue, le professeur demanda à Lilou : « As-tu compris ? » devient Après cette introduction beaucoup trop longue, le professeur demanda à Lilou si elle avait compris. Le hochement de sa jolie tête offrit à la classe un silence réparateur. Ils firent semblant de travailler à l’exercice n°3 p. 217 et je fis semblant de corriger des copies. En réalité je notai ceci : Si, Souci, salsifi, secret, sabordage, sensation… « Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers/Picoté par les blés, fouler l’herbe menue… » (non noté, juste fredonné dans ma tête) … Soir, sentier, sens…

Depuis quelques temps, je ne trouvais plus de sens à mon métier, à ma vie, jusqu’à mes lectures. Seules quelques lettres de l’alphabet surnageaient. Initiales de mots à trouver, à déchiffrer, à lire pour pouvoir continuer et tenir jusqu’au bout de la journée. Et puis recommencer. Certaines lettres offraient un passage permettant de traverser les apparences. Le « U » en faisait partie. Ubac, Ubuesque, Une et Unique, ululer… Il y avait de beaux mots en U mais aussi de très vilains comme cet Uxorilocal, ale, aux – dernier mot des douze pages du petit Robert consacrées à la vingt et unième et cinquième voyelle de l’alphabet. Le « U » était une porte qui ne m’appartenait pas – mais une porte appartient-elle ? Et si oui, au dehors ou au dedans ? Ce « U » me ramenait sans cesse Dans le leurre du seuil de Bonnefoy et Bonnefoy à mon amie C.  et à sa cicatrice. Je ne l’avais pas vue (la cicatrice) mais elle (C.) m’en avait parlé. Le turban blanc noué lâchement autour de sa tête lui allait diablement bien. Quelques mèches de ses magnifiques cheveux s’en échappaient crânement et je l’écoutais me parler d’une autre lettre que l’on avait trouvée sur son téléphone, un début de texto commençant par « H ». J’avais bêtement interprété ce « H » comme un « Help ! » sans Beatles. « H » comme hôpital en tout cas pour elle. Quant au « U », j’avais dit « l’Unique » qu’elle n’avait ni rejeté, ni adopté.   Depuis, ce « U » m’obsédait, devinant qu’il avait à voir aussi avec moi – avant sa chute dans les couloirs du collège et la découverte de sa tumeur, C. ne trouvait plus de sens à ce qu’elle faisait, tout lui pesait, elle se noyait davantage encore que moi protégée par ma jeune folie – et l’adverbe Ultra-petita me fit soudain de l’œil. « Au-delà de ce qui a été demandé » : la définition me convenait également. J’ignorai superbement le Dr. pour droit, m’octroyant le droit d’employer le terme sans juge ni vice. La petite cicatrice porterait pour moi le nom d’Ultra-petita car C. avait traversé le seuil des apparences au-delà de ce qui avait été demandé. D’ailleurs, personne ne le lui avait demandé. Elle avait payé le prix fort et avait eu le courage d’en revenir.

Et dorénavant le « S » tentait de me dire quelque chose. Devais-je composer un mot aussi court fût-il ? Il était temps de corriger l’exercice de réécriture. Je notai encore : S+U= SU. Le su et l’insu. À mon insu, quelque chose se travaillait, me travaillait et qui émergerait d’une manière ou d’une autre. La foudre de la révélation s’abattrait-elle sur moi aussi violemment ? Pouvais-je me ménager une sortie sèche et indemne ? Le temps pressait avant le jour « J » mais peut-être n’avais-je pas tiré toutes les lettres du chapeau…

 

Texte :     Christine Zottele

Un visage dans le mien

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couple-1

C’est un visage, un homme, je crois. Il ne ressemble à rien. C’est le visage composite d’autres humains. Des yeux, une façon de bouger les lèvres ou les sourcils, un visage mosaïque qui ne ressemble à personne. Je le regarde. Il me dit quelque chose, il ne ressemble à rien et me dit tout, en même temps. C’est juste le visage qui prend part à ma nuit. Celui que j’ai construit de milles rêves, ou de quelques rencontres dont j’ai gardé les miettes, les petites traces qui causent.

La nuit, je casse le visage, l’urne qu’il est, une jarre contenant l’huile du temps, les graines de ces êtres qui, un instant, un jour entier peut-être, une fraction d’heure se sont assis dans ma mémoire et se sont rangés dans les images précieuses. Ce grain de peau, ce sourire qui dit chut, cet éclat de colère, cette vergogne, cet épi de cheveux. Ce sourcil qui bouge.

Je te dis j’ai rêvé, je ne sais pas qui c’était, un inconnu. En était-ce un, pour de vrai ? Ou alors, l’ai-je croisé, dans une rue, une salle, une gare ? Et il serait entré en moi ? Une part de lui aurait franchi mon regard pour dormir sous mes paupières ? Un feuillet détaché de cet homme et que j’ai plié dans le livre des rêves avec ce qu’il me semblait être, le fou, le furieux, le doux, le triste… L’émotion de son visage qui m’a pénétrée et que j’ai ajouté à ma collection d’invisibles.

Je casse le visage sans souvenir, il tombe entre mes mains, l’homme que j’ai construit, l’homme que j’ai gardé du temps qu’il s’est infiltré en moi. Il se brise. Mais parfois, je vois se recoller les figures des gens oubliés car certains reviennent.

Je me souviens de ce que j’ai cru voir. Un homme est seul sur le trottoir de la place. Il est vieux. Porte des habits d’hiver. Il tient ses mains dans ses poches. Il regarde dans le lointain. Il attend quelqu’un. Il frappe parfois ses mains l’une contre l’autre. Il est là. Déjà, il entre en moi, moi qui bois mon café dans le restaurant en face et qui le regarde. Il est étrange. Puis, je m’en vais faire un tour, je pars. Je l’oublie. Mais beaucoup plus tard je reviens à cet endroit et il est toujours là, fixant le bout de l’avenue, cherchant toujours son quelqu’un. Ses cheveux blancs, son visage vieux et angoissé. Il entre en moi. À nouveau. Je me dis. Je devrais lui parler, lui demander : vous m’avez attendue ?… Mais je ne fais rien, que le laisser pénétrer dans ma tête, dans la nuit de ma tête.

Alors quand je rêve de l’attente, quand je rêve de ceux qui espèrent, quand je songe à mon impuissance mesquine, mon esprit sort les débris de cet homme qui ne ressemble à rien et à tout à la fois. Il colle les mille pièces de ce visage et je comprends alors ce qu’il m’a donné, ce que je lui ai pris : la gêne honteuse de ne pas l’avoir rencontré.

 

 

Texte et dessin : Anna Jouy

 

LE RENDEZ-VOUS

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Le train venait de repartir. Mon ombre se découpait sur le quai inondé de soleil. La petite gare semblait déserte, mais quand je me suis dirigée vers le hall, la silhouette d’un homme dissimulé par un pilier s’est mise à bouger. Les vêtements trop amples, le corps effilé et tordu, la démarche raide et saccadée, on aurait dit l’animation d’une sculpture de Giacometti, tirée par des ficelles comme une marionnette. J’avais fait table rase du passé, mais l’Administration était remontée jusqu’à moi, et je n’étais pas arrivée jusqu’ici par hasard… Cette lettre qui était surgie de ma vie antérieure, je l’avais d’abord ignorée, glissée dans un tiroir sans l’avoir décachetée, avec la ferme intention de l’oublier… je me doutais bien qu’elle n’annonçait rien de bon!… J’aurais dû la jeter immédiatement, la Terre n’aurait pas cessé de tourner et le cours de ma vie n’aurait pas pris ou repris cette tournure désastreuse!… Le type portait un sac sur le dos. En m’approchant de lui, j’ai vu ses joues creuses et croisé son regard enfiévré… Je me suis demandé… je me le demande encore, je ne peux pas m’en empêcher, mais à quoi bon?… personne ne peut faire revivre le passé, tout cela est dérisoire et ridicule!… Le tampon de la lettre ne laissait aucun doute, personne d’autre que Lui ne pouvait être à l’origine d’une quelconque nouvelle envoyée de cet endroit… J’ai pensé que je serais de taille… que le temps avait fait son œuvre… que je prendrais connaissance de cette lettre avec toute l’indifférence et le recul nécessaires… Mais on aurait dit que le sol s’effondrait sous mes pieds… ce qui aurait dû être définitivement effacé, oublié, mis hors d’atteinte, faisait brutalement de nouveau irruption dans ma vie comme un coup de tonnerre par une belle journée d’été!… J’ai déchiré la lettre mais il était trop tard, le mal était fait, son contenu avait déclenché en moi une tempête dévastatrice, le pire, cependant, était à venir…

J’avais oublié les traits de son visage émacié, son regard bleu acéré, sa mâchoire anguleuse et son nez en bec d’oiseau de proie, j’avais réussi à tout oublier et je ne voulais pas me souvenir de celui qui avait été au coeur de cette période sinistre de ma vie, mais la photocopie de la carte d’identité jointe au document qui m’était adressé m’obligeait à LE regarder en face!… J’ai repoussé l’échéance, j’ai dit que je ne pouvais pas, que je ne voulais pas, que c’était impossible, que je n’irais en aucun cas, qu’il fallait renoncer à cette rencontre, que je ne me laisserais pas intimider, que je déménagerais, qu’il serait impossible de me retrouver… En descendant sur le quai, ce jour-là, je maîtrisais difficilement la nervosité qui m’agitait, comme si une alarme intérieure m’avertissait de l’imminence d’un danger… le piège qu’IL me tendait allait se refermer sur moi et me briser, mais je n’avais rien vu venir, je m’étais laissée manipuler…

Quand je suis sortie de la gare, l’homme m’a suivie… je sentais son regard perçant à travers mon dos!…J’ai voulu donner le change, je ne me suis pas rendue directement dans le quartier où se dresse le Centre, je suis entrée dans un café… c’est là que j’ai commencé à prendre des notes, sans intention précise… Les trains qui desservent cette localité ne sont pas fréquents et j’étais arrivée bien trop en avance, j’ai consommé plusieurs expressos pour tuer le temps mais, paradoxalement, quand je me suis levée pour me rendre au premier rendez-vous de cette triste journée, je me sentais moins fébrile… dans quelques heures, je serais débarrassée de toute cette histoire que j’avais sûrement montée en épingle!… L’homme, apparemment, ne me suivait plus… J’ai accompli quelques formalités, le Bureau de l’Administration m’a fait signer plusieurs décharges en échange desquelles une femme à l’air revêche m’a remis un paquet de la taille d’une petite valise enveloppé dans du papier kraft… c’était sans doute tout ce qu’il me resterait de Lui!… mais quand je suis ressortie à l’air libre, sur le seuil, juste à mes pieds, j’ai trouvé un autre paquet plus petit sur lequel était inscrit Son nom, comme si quelqu’un venait de le déposer spécialement à mon intention… l’homme au sac à dos?… il n’était pas visible… J’aurais dû retourner dans le Bureau que je venais de quitter pour demander des explications, signaler la filature dont il me semblait avoir fait l’objet, ouvrir devant témoin le paquet ramassé, essayer d’élucider les coïncidences bizarres de ces derniers jours… mais j’avais envie de fuir cet endroit au plus vite, et je n’avais plus de temps à perdre si je voulais être ponctuelle à l’autre rendez-vous…

 

Texte :  Françoise Gérard