la nuit finit son tour doucement
ici n’est plus qu’une histoire
un rêve qui dérive aux heures
et des fleuves fanés
je vous laisse partir
toutes les citadelles ont une fin
citadin des dunes en ruine
au dessous des pluies fines
au café du matin je ne me fais à l’idée
sans vous
sans voix
sans demain
la nuit tourne autour
virtuose des silences
il s’endort au jardin
comme un assassin sans remords
et je vous laisse partir vers les cieux
des dieux
ici repose l’absence et la présence
d’un homme de peu
d’ici et d’un monde
la nuit tourne
en oubliant ceux qui disparaissent
nous marchons dans la rue
au néon
sans vous
sans voix
sans demain
juste une autre nuit sur le goudron
ou peut-être à la plage
pour faire semblant
Texte : © Pierre Vandel Joubert