CATALOGUE LIVRES Éd. QazaQ

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ROMAIN FUSTIERPANORAMIQUESISBN : 978-2-492483-00-4

Nous sommes particulièrement fiers de publier le recueil « Panoramiques » de Romain Fustier.

« Ces poèmes ont été écrits comme on pratique la photographie panoramique, en déplaçant le viseur le long du paysage, tournant autour de soi. Les segments syntaxiques se superposent ainsi que des vues consécutives, assemblant les différentes images obtenues en un seul fil de texte. »

C’est ainsi que ce magnifique texte est présenté par son auteur. Nous ajoutons que ce recueil est exceptionnel. A lire comme on déplierait un rouleau précieux. Surgissent des images d’une beauté saisissante, à la fois impressionnistes et d’une grande précision. Une écriture que l’on aime comparer au dépouillement d’Hokusaï, à la lumière éblouissante et douce, dans un même mouvement poétique, que ce dernier faisait apparaître.

Précisons que cette publication représente les prémices de la renaissance des Editions QazaQ. Bientôt ce texte sera republié, cette fois-ci dans le cadre plus formel d’un livre numérique.

En voici un extrait :

« nous allons bien dormir

tel pourrait

à cet instant

être le mot de la fin

pour démarrer ce poème

qu’une voix prononce

sur la digue

où nous faisons quelques pas

le souffle de l’air

nous déshabille

comme un mouton

qu’on tond

au lourd manteau de laine

à nos pieds

tandis que nous avançons

nous progressons

dans le lac

près de la presqu’île

où les cygnes chargent

les passants

les enfants se sont trempés

sur la plage

quelques minutes auparavant

leur glace

l’aire de jeux

le vent

apportant une odeur

de hareng

imaginions-nous

de barbecue plutôt

viande grillée

jusqu’au rivage

où ainsi nous divaguons »

CYRIL PANSAL DEMARRE LA JEEP – ISBN : 978-2-492483-01-1 et BERNASTRASSE – ISBN : 978-2-492483-02-8

L’auteur vit dans la belle ville de Brest dans le Finistère.

Palmiers sous ciel gris, il y fait du skate, glissagile et soleil matinal… sa vie à lui, maintenant.

Un peu de musique aussi (Du klezmer au krautrock, de Bstrasse1 à Pan& Me, de Maman Küsters à HF90),

Il lui arrive de faire des expositions réelles dans des endroits (Badseeds Recordshop ici, un salon de coiffure là)  ou virtuelles par mail.

Il retape une Jeep parce qu’il aime beaucoup les voitures anciennes.

Sinon, comme un peu tout le monde, l’auteur dessine, peint, fait des photos, traine aux Capucins et mange de la Rüblitorte. Il écrit actuellement un second livre.

L’auteur n’a ni facebook ni instagram ni twitter ni tiktok, il vit comme un Amish, un Mennonite, un Loubavitch , un Haredim , bref comme un “Craignant Dieu” au fond des bois ou du Stang Alar.

L’auteur apprends actuellement le Chinois et continu le Japonais.

“Tiens, ça me fait penser qu’à Brest comme à Tokyo, il y a des hortensias.

Par contre le télégramme de Brest ne met jamais de poésie en première page. « C’est dommage”. Cyril Pansal.

Signe particulier, aime apparemment beaucoup Tawara Machi et Richard Brautigan.

ERIC TESSIER – PRODUITS DE LA MER » – ISBN : 978-2-492483-03-5

Derrière des « Produits de la mer » se cachent de merveilleux poèmes contemporains, à l’écriture tour à tour frontale ou imagée. Conjuguant le réalisme d’un Carver avec une sophistication et précision extrêmes. C’est tout un monde intérieur qui apparaît au fil des textes, sidérants de justesse et de beauté.

Extrait :

« Les jambes aux reflets cuivrés

les pieds qui courent sur la plage

les doigts qui jouent avec le sable

les bouches qui vont expirer

dans les bateaux et bouées gonflables

ont perdu en mer leur visage

Dans les corps en locomotion

tout n’est plus que fragmentation

sans que l’on puisse restituer

du sens aux plaisirs destitués

Tes mille et un gestes de rien

ont déserté mon quotidien

Les regards tiennent rarement

la peur d’autrui probablement

L’enfant observe davantage

En souriant à son doux visage

dans nos meilleures intentions

on s’expose à la suspicion

Ah, honni soit qui mal y pense

rien ne remplace plus l’absence

Tes mille et un gestes de rien

ont déserté mon quotidien »

CHARLES-ERIC CHARRIER – BRUT – ISBN : 978-2-492483-04-2

CHARLES-ERIC CHARRIER – ARCHI-PHONIE – ISBN : 978-2-492483-06-6

CHARLES-ERIC CHARRIER – TROIS – ISBN : 978-2-492483-07-3

CHARLES-ERIC CHARRIER – ATE – ISBN : 978-2-492483-08-0

CHARLES-ERIC CHARRIER – OPéRA DRUM MACHINE – ISBN : 978-2-492483-10-3

CHARLES-ERIC CHARRIER – TRANSITION – ISBN : 978-2-49483-14-1

CHARLES-ERIC CHARRIER – « ! » – ISBN : 978-492483-15-8

Nous poursuivons la découverte et la publication du travail graphique et de l’écriture de Charles-Eric Charrier. Associant le minimalisme et le mystère d’une poésie aux allures d’haïkus (« Puis, tout à coup, au centre de la page, le grand angle mythique et mystérieux »), au trait essentiel et réduit à son expression la plus simple, à la manière d’un dessin-mobile, pas si éloigné de la finesse extrême de Calder.

« Les angles étaient là pour faire apparaître les arrondis et les pêcheurs, pour se pêcher eux-mêmes ! »

« C’est à la Garenne-Vezon que l’amertume fit son apparition entre son cuir rouge et un circuit de neurones. Une étape vers quelque chose, en quelque sorte. »

Un recueil graphique « clair et limpide » – selon les propres mots de Charles-Eric Charrier, qui embrasse dans un même mouvement la mort et le vif. L’ombre et la lumière. Les « signes-d’écriture » du musicien dessinent au fil des pages une psyché en ébullition connectée à la vie, donc à la disparition.

Une force créatrice spectaculaire, et parfois délibérément choquante – dans le meilleur sens du terme – qui emporte tout sur son passage. Exactement comme un souffle vital qui dévoile l’existence, par le biais d’un trait dans lequel s’entrelacent l’amour et la perception de la mort. Des « dessins-poèmes » comme autant de belles lettres que l’on reçoit en pleine figure pour nous réveiller, nous tirer de la torpeur, de l’aveuglement. Et nous confronter à l’énergie brutale, sans fard, mais terriblement salutaire de l’acte de vivre.  

Voici « Archi-Phonie », l’étrange et magnifique geste poétique d’un artiste en feu.

Dans le projet de publication au long cours des œuvres de Charles-Éric Charrier,  « Trois » représente une sorte d’étape. Un pont jeté entre les écritures graphiques du musicien. Des textes, qui sont forcément liés intimement aux dessins. Leur prolongation ou leur genèse ? Peu importe au fond. Cette écriture est marquante, connectée à la respiration profonde de l’existence. A sa beauté comme à sa laideur. « Trois » est un recueil bouleversant, à la fois limpide et mystérieux. D’une sensibilité peu commune, traversé par une énergie électrique puissante, une force de vie capable de s’effondrer sur un constat, un détail attrapé au passage. C’est que la vie est la mort et vice-versa. C’est que le profane ne serait rien sans le sacré et inversement. La poésie de Charles-Éric Charrier est, disons-le, éblouissante et remuante.

Voici « ATE », où après « TROIS », le dessin reprend ses droits, laissant apparaître ça et là un poème, de simples phrases ou mots. L’humour est saillant, la beauté partout. Le trait à la fois sûr et en équilibre instable, voyageant d’un corps à l’autre, explorant la nature humaine, de la sexualité à son mystère. De la vie à la mort toujours. « ATE » s’ajoute aux autres recueils graphiques de Charles-Eric Charrier, qui composent peu à peu un authentique univers poétique, exceptionnel dans sa singularité et profondeur.

Nous poursuivons aujourd’hui la publication du cycle graphique et poétique de Charles-Eric Charrier, avec la parution de « OPéRA Drum Machine ». Peut-être le plus charnel de ces recueils remarquables, où l’écriture semble se diluer dans le dessin, où les mots profonds, quotidiens et parfois humoristiques accompagnent des figures humaines, dont les chorégraphies disent la nudité, l’intimité, la fragilité et la beauté. Impossible de ne pas céder aux charmes délicats et ambiguës de ses personnages bouleversants, portés par des sentences et constats d’une rare poésie.

Il y a dans ce nouveau recueil graphique de Charles-Eric Charrier une poésie et une grâce évidente. Des personnages qui semblent danser ou s’échapper, fuir ou lutter, à moins qu’ils ne se contentent d’exister. Des présences d’une rare puissance. Un seul mot habite le recueil : job. Un mot accompagné d’une tête de mort. Et cela souligne le contraste saisissant qui anime les dessins, entre le noir et le blanc, les rondeurs et les angles, la vie et la mort encore et toujours. La pesanteur et l’équilibre.

Danse macabre ou élan vital, toute la dualité de « l’être au monde » se déploie au fil de « Transition ».

« ! » est une immersion dans les paysages imaginaires de Charles-Éric Charrier. Les territoires défilent, des rondeurs, des cascades douces, des abîmes vertigineux, des vers au cordeau comme autant de fulgurances poétiques. Un texte de toute beauté, en introduction de cet univers dessiné. Ce monde au bord, avec ses rochers et ses cailloux amoncelés, en sculptures mentales, s’imposent dans toute leur simplicité apparente, cet équilibre plus jamais sublimé. Et s’inscrivent dans le cycle graphique de Charles-Éric Charrier comme la toile de fond d’une pensée profonde.

CAROL DELAGE – POETIQUE DES INTIMES INTUITIONS QUANTIQUES -ISBN : 978-2-492483-05-9

Extrait :

Cette part d’inexpliqué

Face à l’inconnu indicible

face à cette étendue du sensible

à ces tourments effrayants de pureté

à ce halo de sainteté forgé

là dans le creux de nos blessures

Toutes nos prières ne sont plus sous la censure.

Elles perforent les cieux, crèvent la voûte obscure.

Envolées de murmures, feux d’atomes et moirure.

Entends-tu leur mélopée dans l’univers ami

et cette voix qui dit :

« Tu es l’écho de mon cœur et la sueur de mes rêves. Je suis l’eau de ta vie, le chant de ton cri ? »

Perçois-tu cette part d’inexpliqué qui nous lie ?

Avec ce recueil Carol Delage nous fait voyager, comme elle le fait avec ses photos, de l’infiniment grand à l’infiniment petit. De l’intime au cosmos. Cela nous interroge sur notre place, ce rapport que l’on a au temps, à l’existence, aux phénomènes. Elle traque le mystère, l’étrangeté qui règne partout mais que l’on peine à discerner, ou à comprendre. Le poème, comme l’image, devient fragment. L’évidence explose puis devient l’indicible. Des poèmes comme un parcours, une quête, une interrogation.

« NOIR et BLEU » – Recueil de Philémon Le Guyader » – ISBN : 978-2-492483-09-7

« Le livre NOIR et BLEU est au départ un carnet sur lequel j’ai dessiné un ensemble de dessins stylisés accompagnés de poèmes annotés à la main, ce carnet fit ensuite l’objet d’une publication aux éditions DLC au milieu des années 2000 pour faire maintenant l’objet d’une reparution numérique aux éditions QuazaQ. »

« J’avais deux stylos feutres dans la poche. L’un noir l’autre bleu. Et ce carnet acheté à la va-vite sur le chemin. L’hiver était là et je me déplaçais. Sud de la France, Paris, Europe centrale, Bretagne. Pas de but précis, juste être. Il en reste ce livret, comme une distance, un refuge. Chaque dessin, chaque poème fut exécuté en quelques secondes. Comme une évidence sur l’instant. La sensation de cet instant, voilà ce qui primait. L’hiver était là, je le traversais. »

ANNA JOUY – Trente-six chandelles avant la nuit et une pour l’escompte – ISBN : 978-2-49483-13-4

Extrait :

« Une écorce craque et l’arbre, écuissé, battu, emporte dans sa mort l’homme qu’il fût. Fût tambour cercueil, arqué de vins, les sèves pour l’unique essor d’un moineau. Et nous arbres sans envergure, ramures à l’essai. Est-ce juste prière ? Notre sagesse n’est pas mûre. Elle attend qu’une liane grimpe les échelons du dieu. Nos mains élèvent des poissons de nuage, offrande qui remonte le vent. Sur chaque feuille j’écris. A ma hanche les nodules du lierre. La tête toujours au Nord pour la mousse et le baiser. Arbre couché sans mobilier creusé. Navire bas. Ci-git ton vœu, la caresse inatteignable des hommes. Branches, nos cheveux. Anges, nos fils. Arbre, rompu. Ton pain grave sèche. Au sol. Alors butter un grain. Demain le premier mot, sur chaque feuille j’écris. »