BIOGRAPHIES AUTEURS Éd. QazaQ

Anh Mat

André Birukoff

Anna Jouy

Éric Schulthess

Brigitte Celerier

Christine Jeanney

Christine Zottele

Claude Meunier

Dominique Hasselmann

Françoise Gérard

Jan Doets

Jean-Baptiste Ferrero

Jean-Claude Goiri

Lucien Suel

Ly-Thanh-Huê

Marie-Christine Grimard

Martine Cros

Murièle Modély

Nolwenn Euzen

Olivia Lesellier

Serge Marcel Roche

Stuart Dodds

Zakane

Romain Fustier

Romain Fustier est né en 1977. Après l’obtention de son baccalauréat, il entreprend des études de lettres, en classe préparatoire au lycée Blaise Pascal puis à la faculté de Clermont-Ferrand, où il rencontre Amandine Marembert, qui deviendra sa compagne. Il fonde avec elle, au cours de leurs années étudiantes, la revue et les éditions Contre-allées. Il vit aujourd’hui à Montluçon, où ils poursuivent tous deux cette aventure poétique. Il a publié une quarantaine de livres ou plaquettes, parmi lesquels Une ville allongée sous l’épiderme (Editions Henry & Ecrits des Forges, 2008), Des fois des regrets comme (Editions des États civils, 2011), Infini de poche (Editions Henry, 2013) et Bois de peu des poids I & II (Editions Lanskine, 2016 & 2017).

Cyril Pansal

L’auteur vit dans la belle ville de Brest dans le Finistère.

Palmiers sous ciel gris, il y fait du skate, glissagile et soleil matinal… sa vie à lui, maintenant.

Un peu de musique aussi (Du klezmer au krautrock, de Bstrasse1 à Pan& Me, de Maman Küsters à HF90).

Il lui arrive de faire des expositions réelles dans des endroits (Badseeds Recordshop ici, un salon de coiffure là)  ou virtuelles par mail.

Il retape une Jeep parce qu’il aime beaucoup les voitures anciennes.

Sinon, comme un peu tout le monde, l’auteur dessine, peint, fait des photos, traine aux Capucins et mange de la Rüblitorte. Il écrit actuellement un second livre.

L’auteur n’a ni facebook ni instagram ni twitter ni tiktok, il vit comme un Amish, un Mennonite, un Loubavitch, un Haredim, bref comme un “Craignant Dieu” au fond des bois ou du Stang Alar.

L’auteur apprends actuellement le Chinois et continu le Japonais.

“Tiens, ça me fait penser qu’à Brest comme à Tokyo, il y a des hortensias.

Par contre le télégramme de Brest ne met jamais de poésie en première page. « C’est dommage”. Cyril Pansal.

Signe particulier, aime apparemment beaucoup Tawara Machi et Richard Brautigan.

Eric Tessier

Né en 1971 à Ploërmel (56), Eric Tessier réside à Wilmington (Caroline du Nord) avec son épouse Michelle depuis 2003. Ils se sont rencontrés à Rennes en 1997 lorsqu’il était objecteur de conscience et elle lectrice d’anglais. Ils se sont mariés en Pennsylvanie en 2001. Ils ont aussi vécu dans l’Iowa (2001) puis à Memphis, Tennessee (2001-2003). Ils ont deux enfants. Après un Bac littéraire, Eric Tessier a fait des études d’anglais et d’Information & Communication à l’Université de Rennes II dans les années 90. Il enseigne le français à l’Université de Caroline du Nord de Wilmington depuis une quinzaine d’années. Il écrit sa poésie en français et traduit des textes littéraires en anglais et en français. Son style poétique d’essence lyrique s’axe librement autour de thèmes sociaux, expérimentaux et humoristiques. Il croit en toute modestie que la poésie d’aujourd’hui et de demain doit renouer avec ses fonctions populaires.

Chers Cosaques invisibles et pourtant si proches, voici quelques instantanés sur mon parcours poétique, ou plutôt sur ce qui m’intéresse dans l’acte d’écrire :

Nous sommes au printemps 1989 si je me souviens bien, et je suis tout heureux de participer à mon premier et en l’occurrence, ce qui sera mon dernier concours de poésie. La rencontre se passe à Vannes, préfecture du Morbihan, plus grande et plus florissante que ma petite ville de Ploërmel, ce qui est assez pour m’impressionner à l’époque. Lycéen tout fraîchement majeur, je me souviens également que la lecture se fait devant un public et aussi une caméra, car certains participants et lauréats, probablement plus âgés que notre groupe scolaire de 7-18 ans, sont des prisonniers de droit commun et ne peuvent donc être là parmi nous. Je ressens un petit malaise à cette pensée, ce qui me fait perdre le fil de ma lecture sur mon petit poème lyrique que je perdrai aussi sous sa forme écrite des années plus tard. Il me reste cependant en tête cette bribe accidentellement en alexandrin qui m’était venue comme on dit souvent, d’un coin du ciel : « Gangue de l’esprit tel un parasite amant… », c’est à peu près tout, mais déjà assez pour constituer au moins un point de repère dans ce qui m’anima d’abord dans ma poésie de jeune homme : les contrastes entre forces physiques et spirituelles, le mystérieux, le beau, le macabre, le flirt avec l’oxymore, mais aussi le sombre teinté d’une certaine violence. Alors que depuis l’enfance, la poésie n’avait été pour moi que synonyme de récitations scolaires, j’ai assez vite compris suite à cette lecture publique couplée à la présence différée de ce groupe invisible, que la poésie dans son essence, à l’instar d’un rayon de soleil, finit souvent par toucher transversalement, par réflexion ou par réfraction les êtres, qu’ils soient exposés dans un environnement translucide ou plus opaque. J’ai compris aussi lors des trois décennies qui suivirent que la poésie est le meilleur outil pour survivre à l’ennui, la tristesse, l’exil ou même probablement à l’incarcération comme mentionnée préalablement. Je survis aux trois premiers états plutôt bien jusqu’ici et je ne connais le quatrième que par l’allégorie ou les histoires de famille. Mes grands-parents Eugène et Olga ont dû passer concrètement à l’acte au printemps 1945 pour faire une brèche dans le rideau de fer qui se refermait sur eux tandis que les Soviets se rapprochaient des camps de prisonniers de Berlin et de Potsdam. Lui, paysan breton ayant survécu à deux camps de concentration, elle, paysanne ukrainienne, à deux régimes totalitaires, leur amour plus fort que la sombre Histoire vaudrait à lui seul un long poème épique et tragique. Du fait des origines de Mémé Olga et des histoires qu’il m’ait été donné de vivre en Bretagne puis outre-Atlantique, je me sentirais assez à l’aise dans l’incarnation d’un humble barde de l’Ouest —voire du Far West— plantant sa yourte en territoire des Cosaques des Frontières, c’est-à-dire là où bon lui semble, tant qu’on l’y accepte. Résidant régulièrement depuis près de vingt ans aux Etats-Unis et y enseignant le français depuis presque autant d’années, la poésie a toujours été pour moi le plus beau refuge mais aussi la plus belle arme pour je dirais, tout simplement vivre. Je suis à l’occasion traducteur et co-auteur d’articles universitaires, notamment sur le cinéma français. Merci de m’accueillir parmi vous, résidents des steppes, guerriers nomades ou simples voyageurs qui d’un éclair de plume, d’un coup de curseur ou d’une lecture enfiévrée, font d’un mot, « cosmos », de deux, « parfums infinis » et de trois, « rêves jamais sentis ». Si frontières il y a, je les espère moins tangibles que mouvantes et toujours prêtes à se laisser traverser sans fusils, ni souliers.

Charles-Eric Charrier

Charles-Eric Charrier fait partie de ces musiciens dont il est difficile de résumer le parcours en quelques lignes, tant il apparaît fait de courbes, de digressions, de grandes chevauchées, d’incertitudes, d’audace,… Depuis ses débuts avec Dreta Lorelie, il n’a eu de cesse d’explorer des nouveaux horizons, de s’ouvrir au monde, de passer derrière les décors, de questionner sa musique, la musique et à grâce à cela, dresser la carte de son monde intérieur. Nous éviterons ici de vous parler de rock, de jazz, d’ambient, de musique contemporaine, de post-truc, nous aurions bien trop peur de manquer d’étiquettes….

Charles-Eric Charrier n’est pas un instrumentiste au sens strict du terme. Evidemment la basse est centrale dans sa musique mais ni démonstration technique, ni théorie musicale, ni bavardage excessif, plutôt la recherche de la ligne parfaite entre improvisation et écriture précise, c’est selon. « J’essaie d’être simple mais pas facile ». Cette basse est au service d’une création, d’un son, d’un tout mais elle est surtout le support d’une musique où le musicien s’efface, comme ces danseurs songhaï du Holley qui une fois en transe, deviennent les « chevaux des génies »; à travers eux, malgré eux, s’exprime quelque chose de plus grand sur lequel ils n’ont pas prise « Avant je faisais de la musique intellectuelle, je tordais la musique pour exprimer quelques choses de l’ordre psychologique, affectif, depuis Two Head Biss Bis, je suis au service d’un truc qui me dépasse (…) il est question de s’ouvrir et de laisser la musique couler ».

M.A.N, Charles C.Oldman, Oldman sont les dépouilles du passé, les étapes successives d’un processus de métamorphose, de mue; aujourd’hui il signe sous son propre nom ces albums, signe qu’une nouvelle étape est franchie. La boucle est bouclée? non, le voyage ne semble pas terminé…

Collaborations (et bien d’autres) !

Sidi Touré « Koïma » (Thrill Jockey, soon), Lena & The Floating Root Orchestra (Plush, 2008), Rob Mazurek, The Clogs, Rhys Chatham, Jérôme Paressant « Under the House » (Oceanik Creations, 2009),…and more…

Portrait de Nathalie Champagne

Carol Delage

Carol Delage est enseignante. Elle a animé les chroniques L’écho d’un vers et L’instant du dernier mot sur Radio U pour l’émission Le cabinet des curiosités de Grégory Bodenes. Certains de ses textes sont publiés dans la revue Ce qui reste et la Revue des Ressources.

Une exposition personnelle de photographies – Derrière la vitre – a été présentée à L’étiquette, Paris 4, en avril et mai 2017.

Des photographies ont été publiées dans La Revue Ornata  web n°6 et  n°7 et papier  n°6.

Carol Delage a exposé une photographie dans le cadre du printemps des poètes 2019 avec La Revue Ornata à l’Atelier des vertus, Paris 3.

Elle a également participé à une exposition collective de photographies à l’Atelier des vertus pour la fête du solstice d’hiver, le 21 décembre 2019.

Le 14 mars 2020 une exposition personnelle de photographies – La frontière –  a été présentée à l’Atelier des vertus.

Carol Delage est créatrice d’un blog poétique et photographique http://delagec.blogspot.fr/  et s’exprime sous d’autres formes artistiques  : céramique, peinture, …