Nous poursuivons aujourd’hui la publication du cycle graphique et poétique de Charles-Eric Charrier, avec la parution de « OPéRA Drum Machine ». Peut-être le plus charnel de ces recueils remarquables, où l’écriture semble se diluer dans le dessin, où les mots profonds, quotidiens et parfois humoristiques accompagnent des figures humaines, dont les chorégraphies disent la nudité, l’intimité, la fragilité et la beauté. Impossible de ne pas céder aux charmes délicats et ambiguës de ses personnages bouleversants, portés par des sentences et constats d’une rare poésie.

Il est assez courant de constater l’œuvre au jour.

Le mur blanc et crème, le ciel bleu pâle, l’arbre et les chats tout près.
Pas un souffle de vent ! Enfin, si léger… que les cailloux s’en sentent caressés de la plus douce des façons.

La lumière pointe, entrelacée encore avec la nuit et des teintes subtilement rosées apparaissent en un très court instant.

La cafetière se prend pour un vent désertique et les petits pavois de la maison on l’air de lui répondre. Un courant d’air !

Coco demande à rentrer pour la 50ème fois, je lui ouvre la fenêtre paysanne, tout est nickel.

C’est un Kung Fu bien agréable qui aura, lui aussi, une fin. Comme cet océan, n’empêche rien… ».

Recueil « OPéRA Drum Machine » – Charles-Eric Charrier – ISBN : 978-2-492483-10-3