Lucien Suel – Sombre Ducasse

ISBN 978-94-92285-13-3
96 pages 18/24 cm

Gratuit

Les Éditions QazaQ sont heureux d’accueillir le poète, romancier et traducteur Lucien Suel, débutant chez nous avec une réédition de ses textes composant Sombre ducasse, écrits entre 1958 et 1986. Ils sont ici repris dans un ordre logique non chrono avec parfois quelques modifications minimes par rapport à leur première édition. La réédition actuelle est unique parce qu’il est augmentée d’une préface et d’une biographie et bibliographie détaillées et inédites – Lucien Suel considère Sombre ducasse d’être ‘son texte quasi-fondateur’ . Il ajoute :

« Comme si c’était aujourd’hui…

Encore dans l’oreille, le crépitement de l’imprimante à aiguilles raccordée à mon premier ordinateur, boustrophédon de la tête crachant l’encre noire sur le papier qui se déroule et retombe en accordéon.
Des textes écrits entre 1958 et 1988, bribes de l’enfance, révoltes adolescentes, expérimentations, inventions de l’âge adulte. Tous ces poèmes envoyés par La Poste et publiés une première fois dans les revues de l’Underground, puis rassemblés et ordonnés en un premier recueil. Fais-le toi-même !
Sombre ducasse, comme un roman noir de Goodis redécoupé par Burroughs.
Sombre ducasse, comme une kermesse sous un ciel d’orage.
Sombre ducasse, comme la danse sépulcrale du pou de Lautréamont.

De nos jours, l’imprimante est laser ou 3D, l’encre est numérique, la revue est un blog, la maison d’édition est un site, l’underground poétique se tweete et retweete.
Tout est faux. Rien n’a changé. Communication croissance consommation contrôle. Standardisation du citoyen-citadin-conso-mateur. Les prévisions météorologiques restent sombres avec des flaques de lumière ici et là, maintenant ou ailleurs : zestes de drogue sexe & rock’n roll, prose bop spontanée à l’assaut des slogans par la méthode cut-up -coupé collé découpé décollé-, poèmes ready-made express, mixages verbaux monstres, profusion et désinvolture gaie de la langue, délire de la lyre, notes sur le décor moderne et son éparpillement, mysticisme punk rustique, auto-dérision et zéro nostalgie.
La formule individu brille magnifiquement dans le noir.
Lucien Suel
La Tiremande, 30 septembre 2015 »