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Yan Kouton

Après s’être présenté avec son livre Artamor chez les Cosaques le 1 avril 2017 (disponible à cette adresse : https://lescosaquesdesfrontieres.com/2017/04/01/yan-kouton/),
Yan Kouton vous offre maintenant une version modifiée d’Hostia, son livre dont Artamor était originellement la suite.

Voici ce que l’auteur nous en dit :

« Hostia est à l’origine un projet d’écriture intimement lié à mon travail développé sur internet. Il était parsemé de liens hypertextes reliant l’histoire de ce roman à mes blogs, mais aussi à mes vidéos, peintures ou photographies.

Alors que le support du blog connaissait un essor important, l’objectif était d’expérimenter une narration nouvelle, en prise avec les dernières possibilités offertes à la littérature. Même si le texte existe par lui-même, indépendamment de sa version augmentée.

Il porte un regard sur l’effondrement de la linéarité narrative, consécutive à l’apparition fulgurante du web, de ses diversions infinies. La fragmentation est ce qui caractérise aujourd’hui le rapport au temps comme à l’histoire. La manière de mener une intrigue, la notion même de roman, ne pouvaient, d’après moi, échapper à cette nouvelle donne.

Avec Hostia, j’ai tenté d’expérimenter une écriture neuve, par blocs, eux-mêmes connectés à d’autres fragments littéraires, et ainsi d’ouvrir le roman à l’infinité du web.

Sur le fond, cet effondrement du continuum temporel et cognitif devait se traduire par une intrigue violente, expression symbolique de mon impossibilité d’alors d’écrire une histoire classique. En défragmentant mon univers créatif, puis en le réorganisant physiquement dans un texte, j’ai voulu surmonter cette impuissance, en m’appuyant sur un fil conducteur : la violence réelle, individuelle ou collective.

Dans Hostia, elle se traduit par la chute d’abord intérieure puis extérieure du Docteur Cabon, attaqué par la maladie puis ravagé par le meurtre de sa femme. Le corps se révèle être un lieu, un champ de bataille.

Artamor (déjà publié chez Les Cosaques, et suite d’Hostia), portera plus loin le constat, que Blanchot a pu faire également (« Nommer c’est commettre un meurtre »), selon lequel le meurtre-métaphore, est un acte créateur, mettant le mystère de la chair bien au-dessus des mots, toujours douloureux et aveugles, et pourtant indispensables. »

« Le meurtre est partout chargé d’horreur et partout les actes de guerre sont valeureux ». G. Bataille 

 

Yan Kouton
Téléchargement du livre (gratuit)  : Cliquer sur :  Les Cosaques – Hostia , verrez que le livre s’ouvre sur le web, attendez quelques minutes (le livre a 82 pages, ça dure quelques instants), puis en haut à droite cliquez sur ‘download’ (ou ‘télécharger’) et le document PDF volera vers votre écran.