sous le bras du Vésuve
au bas de l’automne
j’entame la traversée des cendres
la route s’étreint avec tes yeux
et les grains des couleurs sur la mer

à Procida
je suis un incertain du retour
je prends l’eau et les îles
et je compte les morts laissés à Paris
si loin des lumières

le monde semble d’accord
de nos disparitions
et de nos heures ensablées
au bar de l’automne
j’attends le printemps avec toi

on tourne à Procida
au rythme des vérités
j’attends les nuées ardentes
rien ne sera oublié à la Rotonda
les jours précieux passés

Texte : © Pierre Vandel Joubert