Genève Pâquis photo

sur le Léman la tempête
le vent joue des os
du lac monte une mélodie
invoque par les mâts des bateaux
le frisson des géants
Shelley et Byron

mes mains autour d’un café
réfugié aux bains des Pâquis
trouvent difficilement un chemin
pas à pas mes mots tentent une ascension veine
inscrit sur la rambarde en rouge
“la poésie sauvera le monde”

Texte/Photo : Pierre Vandel Joubert

Sur l’auteur

Pierre Vandel Joubert

52 ans, je vis et travaille à Paris. J’ai fait des études d’architecture et les Beaux-Arts à Nantes dans les années 90. Je me suis vivement intéressé au son (notamment à la musique industrielle) et à la poésie sonore, au bruit que pouvait faire le mot. J’ai exploré diverses formes de créations, l’installation, la performance, la diction utilisée comme un pinceau ou une truelle dans l’espace.

J’ai aussi performé et chanté dans un groupe industriel nantais (Région Centrale) à l’époque. A la limite de plusieurs disciplines et de formes d’expression, toujours attentif au matériau sonore.

J’ai commencé à écrire de la poésie en arrivant à Paris en 2000, car elle me permettait de m’exprimer à travers tous ces champs. Et je n’avais plus d’atelier.

Mes textes sont autant de paysages, une sorte de journal des moments de ma vie.

Par ailleurs je peins à nouveau (trop peu), mes images sont un pendant aux textes que je peux écrire.

Depuis 2000 je travaille également auprès des SDF à Paris.

Je commence depuis peu à proposer à différentes revues mes textes issus de mon blog, ce dernier étant une sorte de catalogue de mes états d’âme depuis 2010.
La devise du blog ou son constat :

« Les poches noires. J’écris, je peins , je bois. Je bois trop. »
https://pierrevandeljoubert.wordpress.com/