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une-heure

Ce corps choisi
je le recueille avec
une infinie patience
des enlacements
dérobés au coeur
de nos sangs
dans l’épaisseur
du jour naissant
mon naufrage là
toujours un murmure
resté dans ton cou
où les caresses
semblent des sanglots
attentif au moindre
soubresaut
avec des airs
mourant à dessein
qu’un regret sans
relâche inspire
je m’étends près
de toi à sentir la
douceur de ce
paysage comme
si les bruits d’
assassins s’
évaporaient
en chagrin
tenace – tu es
là – en sourdine
ma compagne

Texte et photo : Yan Kouton