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Voici un des refuges de l’ami Meng Hao jan 孟浩然 (souvent absent du Monde des hommes)

 

midi la cloche sonne dans la montagne
je me lève marche et la tristesse s’en va
dans la forêt du champignon magique
au détour du vallon les lianes sont de plus en plus
après la côte le monastère de la Source du dragon
sous la véranda les moines terminent leur repas
au fond d’un ravin rocheux coule l’eau de neige
scintillantes mandarines telles des boules givrées
dans la salle entre les bambous je pense aux amis
me reposer et passer la journée à songer et méditer
près d’une grotte servant d’autel avec ses stalactites
au bord de la falaise goûter au miel des abeilles
le crépuscule déjà dire adieu aux hôtes des prières
jusqu’au Torrent du tigre ils me raccompagnent

 

Meng Hao jan 孟浩然 (689-740) passa sa vie sur la montagne Lu men à la Porte du cerf. Il occupait son temps à boire, à composer des poèmes, lire les Classiques, se promener sur son âne. On le considère avec Li Po, Tu Fu et Wang Wei comme l’un des 4 poètes de l’Apogée des Tang.

 

Transcription : l’apatride