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a mon aise

Des années durant je voyageais tourmenté
Par de jeunes années de faim et de froid
Un temps dignitaire même à la cour royale
Et pourtant honteux de l’ennui de la tâche
Jamais de temps pour les amis et le vin
Jamais de temps pour prendre du temps
Non que je n’avais pas eu ce vœu
Mais je n’avais point la tête libre
Désormais retiré au bord de la rivière Wei
La barque de ma vie flottant sans attache
En dehors du monde et de ses poussières
Sans affaire et sans souci aucun
Un repas de légumes chaque jour
Toute l’année sans costume d’apparat
Oisif et plus paresseux avec le froid
La tête se coiffant tous les trois jours
Le matin je me lève quand j’ai assez dormi
Le soir je bois avec des amis une fois ivre
Le cœur libre s’occupe d’être à son aise
À part être à l’aise que chercher maintenant?

Voilà l’amitié apatride des mots avec l’élégant Po Chu Yi (772-846) qui s’adresse aux voyageurs lesquels, avec la compagnie de leur âge avançant, font halte et répit sur le sentier de vie.

Traduction : l’apatride
Photo: Anh Mat