Il regarde fixement le verre
et trouve que le monde tient joliment
dans les parois du canon de rouge
Les fissures de ses nuits
y prennent des couleurs de crépuscule
en gouttelettes rubis
Sa baguette de chef d’orchestre
tremble tellement que son regard
se fait violence pour la suivre
Son instrument de sourcier
consubstantiel à ses symphonies souterraines
exhume ses fausses notes
Le verre vide est un cyclope farouche
mais la lucidité de l’esprit y croît
aussi vrai que la flèche sur la cible fait mouche
Texte : © J-M Bollinger