à mes frères perdus dans la nuit
les chemins de l’errance
je suis une forêt
en passant par les boutiques du sentiment
et l’espoir
je suis une prairie
où tu pourras te reposer
à mes faux frères perdus par les années
si jamais tu ne te trouves plus
je suis une étable
avec du foin et du bois
au lait et à la chaleur partagée
sans jugement sur ton nom
où tu pourras te reposer
car ainsi va le monde
par la rivière
dérivent les bois mouillés
les cadavres parfois
ou les pollens merveilleux
et les vies qu’ils faut soigner
au barrage
où tu pourras te reposer
de ta haine
rien ne me touche
car je t’aime
Texte : © Pierre Vandel Joubert