je suis à toi et j’arbre
j’imagine en mon fort
le temps
depuis un couteau
offert aux années bleues

je suis toi et j’arme
sans mots un fleuve d’antan
une forêt des autres
qui entoure une colline isolée
le temps comme depuis peu

exact aux rendez-vous des forteresses
l’amour se délave des astres
craché par le brouillard sur l’étang
dimanche ainsi s’annonça en fin
à se tendre le temps

alors d’ici je ne vois plus
alors d’ici je ne suis plus

le temps d’une étendue
et d’un été
une mélodie au loin
au loup des secondes
qui s’éloignent

la croix

alors céleste

Texte : © Pierre Vandel Joubert