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Aujourd’hui il me sied de rester muet, car les Vases communiquent. Le vieux cosaque se taît.

Bien que je sais que je suis le bienvenu, je ne participe pas. Je me sens handicapé, parce que ma vie ne commença pas dans le ventre d’une mère française.

Rien à faire avec ma nationalité. Quand un ovocyte ne tombe pas ‘là’, il (ou elle, on ne le sait pas encore) n’arrivera jamais à manipuler bien les prépositions ou savoir instinctivement le gendre d’un mot. Ça vient avec la langue maternelle et la mienne est le hollandais. Les Romains sont partis trop tôt des pays bas, quatre cent ans ne suffisaient pas pour nous donner une touche latine.

On me console par me dire que j’écris un français exotique et charmant. C’est très gentil mais je me méfie un brin.

Handicapé …  quelle horreur, c’est un anglicisme ! Ça vient de hand in cap, ‘la main dans la casquette’ (à suivre sur wikipédia).

Heureusement, il y a des solutions pour les handicapés au main, c’est plus facile que pour les handicapés au français.  J’en vous présente deux.

D’abord, une solution drastique pour les personnes qui n’aiment pas leur main, n’importe l’une ou l’autre.

I used to think my right hand was uglier than my left,  Ken Nordine, 2:20

Au suivant, je vous présente une idée pour les lecteurs aux petites mains (pour la comprendre, l’anglophonie n’est pas nécessaire). Je vous souhaite une bonne communication, les amis vases.

 

Texte: Jan Doets