et c’est ainsi que je porte à chaux et à sable cette étrange motilité
de marcher l’amble dans tant et tant d’hivers et dans si peu d’étés
à épuiser toutes les sciences ou caïnites ou noachiques
y a-t-il une enfance où l’on puisse nous dire que grandir ne résout rien
et c’est ainsi que je pratique le silence l’idiome qui à tous a été le nôtre
au sein de toute forge au sein de toute fonte où demain n’est promis à personne
où nous avons tous marché à tâtons dans une confiance asilaire
y a-t-il un pays où l’on puisse mourir sans regretter d’avoir vécu
Texte : © Martin Zeugma