empilé d’absurdes secondes
la veste bien mise
ici va l’ombre au chemin
par les tunnels de la ville
à la main prise il s’écroule

en migraine et en route
tâtant l’étonnante surprise
du monde et partir sur le sel
rien ne bouge dans l’argent
aucunes moisissures de la vie

chacun à chacune
l’alerte
chaque soir à la brume
au son des océans
prenant la mer

brûle les cathédrales
ici au milieu de l’égo
rien n’est utile
sauf la mort
pour nourrir les poissons
c’est bien le plat silence
au vent des orages
que le sang rougit
en place des bleus
sur la ligne d’horizon

Texte : © Pierre Vandel Joubert