longue chanson
j’ai eu peur
je me souviens du corps
le chemin des cerisiers
la pluie donne
mon corps épine ma tête
les rues de la ville
longue chanson
je remets une couverture
c’est le temps d’une distance
le chemin des cerisiers
je me souviens au matin
la brume sur les herbes
les ronces s’enfoncent
jambes et bras enlacés
la forêt enfouie
à portée de vie
Texte : © Pierre Vandel Joubert