du nord s’empresse l’idée de partir
à jamais du sable reste collé
à mes pieds d’occident salé
et face à la mer je creuse le sombre du bleu
les nuages engagent au temps parfait
un sourire partagé
j’aimerais chasser les siestes du temps
et les gouffres d’espoirs
afin de retrouver

demain s’allume presque
j’ai couru dans la boue dans un début d’année
d’une main au visage
il se peut que ce soit une décennie
la mémoire lâche aux histoires d’infini
c’est tant tendu d’une toile pour encore un peu
palpiter
du nord je reviendrai à l’ouest
de girouettes en charrettes mourir au sel

promesses perdues à la rouge
et nuit venue

Texte : © Pierre Vandel Joubert