SOCRATE-SUITE BÊTA : Préambule
Si le fondement de notre société moderne est bien la République Grecque, alors il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des esclaves. Et que les édiles de ce monde n’aient cure du respect, de la souffrance et de l’humanité de ces esclaves.
Si l’on parle d’Echelle Sociale et de Lutte des Classes ; c’est que la Démocratie Egalitaire est un échec. Il faut imaginer une autre solution pour pouvoir faire coexister harmonieusement les êtres humains entre eux, au sein d’une même société.
Mais utiliser le verbe faire c’est déjà imposer un système aux autres êtres vivants, sans qu’eux-mêmes y participent.
Je me rends bien compte au final que c’est à chacun et chacune de faire un effort pour y participer et privilégier l’entraide et la coopération au sein d’une démocratie. Ce qui n’est pas inné dans chaque individu ! Ma participation au bon fonctionnement de la société procède d’une maturation personnelle. Pour peu que chacun, chacune veuillent bien s’y consacrer.
Socrate était-il arrivé à une réflexion similaire ?
SOCRATE-SUITE GAMMA
Socrate ne joue plus au Théâtre des Ombres !
Socrate ne s’émeut plus du Ballet des Ombres !
Las de contempler les pantomimes sur le fond des rochers.
Son âme aspire à boire à la source claire et fraiche, d’où vient la Lumière.
Résister…résistant, refuser…refusant, la confrontation…l’affrontement, la colère, la violence !
Il choisit en paix : le poison.
Et le constat de sa Mort signe l’échec des Magistrats et des Archontes.
Marchands d’esclaves et donneurs de leçons.
République des Malsains, politique des Vauriens.
Le soleil de sa Mort auréole de sa gloire, son évasion Républicaine.
Texte : Jean-Yves Beysseriat
Note des Cosaques :
Il y a dans ce texte étonnant de Jean-Yves Beysseriat, la même simplicité formelle apparente propre à Socrate…C’est un vrai geste socratique ! Qui justifie sa propre existence « pensée » à la cité, comme si l’auteur opposait cette expérience vécue aux savoirs légitimés. Cette conscience est un nouveau pouvoir individuel qu’il substitue à tout autre ordre religieux ou politique. Il va vers son destin, en prenant conscience peu à peu du seul vrai pouvoir qui compte, celui de l’esprit. Duquel tout découle…Alors que tout concourt à inverser cela, en imposant un ordre préétabli, et souvent absurde ou liberticide, à la liberté de conscience.