De la passerelle
je regarde s’éloigner les trains :
Blaise
c’est le Transsibérien qui file
au-delà de l’Oural
portant la petite Jehanne …
Blottie dans le dernier wagon
aurais-je pleuré sur Mandelstam ?
Toujours j’ai quitté le quai
à l’instant où tintait la cloche
du départ
et suis rentrée chez moi
Ossip
te fabriquer des ailes de papier
pour conjurer le désespoir
car les trains parfois
nous mènent vers l’enfer
et les mots galériens impuissants
s’y égarent
Texte : Susanne Derève
Sommes-nous loin de Paris. Moscou la ville aux mille clochers.
Je suis fan de ce texte. Et en plus mon arrière grand-père travaillait à la construction du transsibérien.
Merci Suzanne!
Merci Jean-Marc pour ton appréciation … ce Transsibérien devenu rêve impossible …
(Dire un peu, pas trop)
Un poème qui parle
qui parle
donne à voir du voir dense
et vivant.
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Me fait penser en échos (lointains)
à la fois à Benjamin Fondane
qui a prédit et vécu « son train d’enfer »
et à
Cisco Houston lorsqu’il chante la berceuse du clodo (dans son train)
https://www.youtube.com/watch?v=IRfbW0ztXEg
Merci pour ce retour et ce partage … et le beau livre de Robert Little sur la vie de Mandelstam » L’hirondelle avant l’orage »