Quel discours sur le soleil pourrait nous convenir,
humains comme nous sommes, indécis,
opiniâtres, quand la soif nous guette
et qu’on refuse souvent les camouflages
et les grimoires qui pèsent sur nos rêves ?

La nature est un silence ou une quête,
un effort d’écriture pour s’effacer
et que les dissonances se replacent d’elles-mêmes
sur une route à établir, sous la lumière.

S’éloigner des versets et briser les boussoles,
et dans l’écoute sereine, toujours éveillés,
bâtir un décor qui subsiste à force de poèmes,
humains comme nous sommes, imparfaits,
brillants dans nos fractures pour contrer le courant…

Texte : Miguel Angel Real