Le port interrogeait l’éloignement.
Le cœur jeune ne creusait aucune tombe.
Le vent verbal,
sous le gouvernement de la nuit,
giflait nos silences.
Nous n’obéissions qu’à
tout ce qui excède et excite,
sans rien céder là-dessus.
Tu n’interrogeais jamais Dieu
depuis le sol souverain,
mais cet écrivain américain
trop érotique pour le ciel,
toi, qui te voulais voluptueux.
Fixation inguérissable au large des joies lacustres,
et des garrigues d’un Eden migratoire.
Je sais, depuis,
que
les fantômes n’habitent pas les lieux,

mais les cœurs.

Texte : Fabien Sanchez