Le temps de vivre court un esprit ravageur

la plage, une ville reconstituée

l’élite se confond devant la beauté de l’apparition

Il vient ? il vient

l’eau sur lui réveille les limbes des alentours

le torse brun déployant le ferme épiderme

comme autant de filets abondants

le lungi noué autour des hanches

que dessine l’ondoiement du remous

il avancera toujours dans la chaleur de l’aube 

La plage lui offre une écorce de sable

et m’emporte

la mer affranchit la chair, l’eau trouble désir

je ne pense plus aux coquillages

Au-delà les parfums mélangés

Texte : Arnaud Rivière Kéraval