dans la chambre
debout dans la tête
mon corps allongé
exauce des douleurs fanées
dans l’honneur des silences
les volets désormais fermés
s’exécute la danse des ombres
nous venons ici prier pour l’éternité dévastée
de la plénitude amer
survient l’heure des mises en demeure
tes muscles et mes os
étreignent nos souvenirs célestes
les paupières laissent passer
quelques lumières vibrantes
je me souviens d’avoir dansé
mais cela n’a plus d’importance
dans la chambre
debout dans la tête
tu inclines mon souffle dans l’éclipse
et portes ta main une dernière fois
mes lèvres ont le goût du sang
un dernier sel cristallin
Je me souviens d’avoir dansé
avec toi ce soir d’été
d’été et d’être ton ombre
tous ces os
un sandwich au temps d’enfance
une ombre
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dans la forêt
aux racines
l’audible silence
fait souffle

Textes : Pierre Vandel Joubert
Toile : « Les Hommes Forêts » – Pierre Vandel Joubert