Tags

Zakane

Ne grave plus nos noms sur l’écorce des arbres
C’est blessure inutile, blessure inutile
Mais gratte le béton et écorche le marbre
Il te faut geste utile, un geste utile
Allume de grands feux, dis aux tiens de venir
Il faut fuir la nuit, la nuit il faut tenir
Une aube fauve avance derrière nos colères noires
Un matin qui commence sur notre territoire

Il faut que tu y penses
Il faut que tu y penses
pense – pense
Y’a pas qu’Dieu qui peut reconnaître les siens

Sur mille et une places on dresse des tentes de fortune
Aller il faut parler, aller il faut manger
Nous sommes face à face assis sur des tables communes
A boire à l’amitié sans souci du danger
Parmi nous les passeurs et les lanceurs d’alertes
Et ceux qui ont à cœur de laisser les portes ouvertes
Nous serons l’opinion, nous resterons debout
Les réponses viendront si les questions sont posées jusqu’au bout

Il faut que tu y penses
Il faut que tu y penses
pense – pense
Y’a pas qu’Dieu qui peut reconnaître les siens

Nul besoin de drapeaux aux carrefours des rues
Nous avons le sang chaud et la vie qui nous pousse au cul
Que l’on soit noir ou rouge ou d’une toute autre couleur
C’est le monde entier qui se bouge pour gueuler
Ce qu’il a sur le cœur

C’est de pouvoir
Pouvoir
Déclencher l’alarme

Nécessaires croissances réduisant la nature
Les hommes qui gouvernent par la peur ils gouvernent
Ne laissant à l’enfant qu’une seule et unique culture
Ils décernent des prix mais au prix de tes cernes
Ne laisse pas s’étendre les ombres du passé
Qu’ils finissent par comprendre qu’assez oui c’est assez
Donne toi donc des ailes pour justifier le ciel
Va droit à l’essentiel, va droit à l’essentiel

Il faut que tu y penses
Il faut que tu y penses
pense –  pense
Y’a pas qu’Dieu qui peut reconnaître les siens

Sur l’écran électrique c’est un souffle c’est une chance
Quand l’anonyme parle quand l’anonyme parle
C’est l’aiguille qui pique les bulles du silence
Quand l’anonyme parle quand l’anonyme parle
C’est comme un appel d’air sur le chaos suffoquant
Le lent démaquillage des images truquées par les grands
La levée du mensonge des lèvres des seigneurs
Il faut que tu y songes on a trop changé d’heure

Il faut que tu y penses
Il faut que tu y penses
pense – pense
Y’a pas qu’Dieu qui peut reconnaître les siens

Nul besoin de drapeaux aux carrefours des rues
Nous avons le sang chaud et la vie qui nous pousse au cul
Que l’on soit noir ou rouge ou d’une toute autre couleur
C’est le monde entier qui se bouge pour gueuler
Ce qu’il a sur le cœur

C’est de pouvoir
Pouvoir
Déclencher l’alarme

C’est le pouvoir
Le pouvoir
De déclencher l’alarme

 

Texte et image : Zakane