Fatale

il habitait le silence
dans l’obstacle du bruit

poésie comme feu
et les mains déchirées
par la flamme trop vive

son cœur au rythme rouge
le sang dans tous les sens

ses pensées jetées
à l’absence inégale
aux messages donnés
d’un au-delà obscur

et ça le faisait rire
les images du monde
son corps déjà perdu

vous ne comprenez pas la mesure
les pas ne comptent pas

l’effroi est à distance

il a son raisonnement
dans l’aube de la récolte

et nous ouvrons nos yeux
ces yeux clos
depuis toujours

pour ne rien voir
pour ne rien voir

Texte et image («Fatale») : zakane