La bande passante
Humaine
Le flux
Moi assis
à regarder
Tes derniers mots m’inquiètent
Y aura-t-il une respiration un jour
Du tracas perpétuel
Les gens vivent dans un film
Où le fantasme les habille
Où l’autre vient te convaincre
Que tu n’es pas toi
Alors tu deviens l’ombre de toi-même
A chercher à être pareil
Tu fais tout pour paraître
Tel quel
Puis
ta voix un peu après
Me rassure
Il suffit d’un temps
Même court
Une aération
Tout recommence
Je ne m’excepte
De rien
Mais je t’inclus aussi
De près ou de loin
D’ici ou d’ailleurs
D’ailleurs je pars de la
D’ici
Et me revoilà
Plongé dans ma complexité
Mon incompréhension
Double emploi
D’une même réalité
Qui fait corps et âme
Aux armes
Se remettre au bureau
Pour rééditer
L’opération première
Du désir
La musicalité
Créée
L’idée d’un souffle parlant
De toi à moi
Sans commentaire
Et vient l’heure de se taire
Texte : © Julien Auroux