Les amants se touchent
Comblés
Du paradis
Capables de parler
Aux anges
Ils se confient
L’un et l’une
Dans sa simplicité
D’existence
Dansent
Se frôlent
Jouent leurs rôles
Insouciants
Tout le temps
La dérive
D’un continent
L’amour
Toujours
Toujours
Qui submerge
La berge
De leurs pas
Leurs silences
Qui laissent un choix
À la liberté
De s’accorder
Ou pas
Pas à pas
Ils auront lutter
Contre la haine
Sur l’autre plaine
Sur l’autre rive
Dérives
Dérives
Il y a tant à faire
Se défaire
De l’absurdité
De l’inhumanité
Livrée malgré eux
Demi dieux
Se confondant
En s’aimant
En s’aimant
Insouciants
Insouciants
On les taxe d’innocence
De la part des coupables
Barbares
Qui relancent
La vaste blague morbide
Du vide
Texte : © Julien Auroux