Hôtes de l’ailleurs
Le soleil est notre caravane
Nous campons au bord du ciel
Une feuille tombe
sur des éclats de souvenirs
Dans l’embrasement du paysage
La lumière joue avec les arbres
Le mot est notre insigne nomade
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Au loin la brume, comme un rideau, fait tinter la cloche de la mélancolie.
Unique et limpide sur la courbe de l’eau, le poète vit en compagnie d’un lotus,
Réel ou imaginaire, nul ne l’a jamais su.
Dans son regard, il ne reste plus que le vol des oiseaux,
la chute des aiguilles de pin,
quelques monts au loin
des odeurs de mousse et de sous-bois
Ainsi devient-t-il peu à peu paysage
Texte : Véronique Elfakir – Extraits du recueil « Lointain intérieur »