Dans Brest, entre telle rue et
telle autre rue, on marche sans
inquiétude sous le temps que le
ciel veut bien nous donner, les
magasins et les parcs y sont une
présence permanente pour
vous porter et vous emporter
plus loin, jusqu’à une autre rue.
Ces rues se ressemblent
souvent, s’égalisent et
s’équilibrent, s’harmonisent en
insufflant leur douce sérénité.
On ne s’y sent pas perdu si ce
n’est qu’on y divague parfois en
affrontant les variations
soudaines de ses caprices
météorologiques. Les rues
de Brest sont modestes . Elles
refusent de s’offrir à vous en
grande pompe. Elles
demandent votre présence. Il
me semble que les rues de Brest
ont autant besoin de nous que
nous avons besoin d’elles.
Entre les Brestois et Brest, un
appel mutuel, silencieux et
émotif s’intercale dans les
pensées les plus intimes, les
plus secrètes. Parfois sans
doute douloureuses, parfois
aussi joyeuses et heureuses. On
ne sait trop. Tant de mystères
dans cette ville…
Texte : Mikel Benoit – Remerciements à Nolwenn Benoit pour avoir confié aux Cosaques, et à la Maison Poésie Brest ces textes de Mikel Benoit.