Empereur de Rome, Auguste César,
Drapé dans sa toge, intraitable et juste,
Songeant à la mort inclinait le buste :
L’univers entier craignait ce vieillard.
Évoquant l’objet qui le tarabuste,
Il dit au valet : « Sais-tu par hasard
Une ou deux façons d’éviter l’coaltar ?
Je cherche un moyen pour taper l’incruste. »
« Ben mon vieux César, dit le serviteur,
Nul n’est immortel, pas même un emp’reur.
Mais si dans l’bonhomme on voit des carences,
Clamser n’est pas tout, y a les apparences. »
Sous un monument gît l’imperator
Et c’est en latin que César est mort.
Texte : Hervé Eléouet
Les absents ont toujours tort,
ci-gît l’imperator
après des années de guerre
six pieds sous terre
C’était bien la peine
de voler de conquête en conquête
pour crever comme une bête
objet de tant de haine.
Vla que l’empire se disloque
en petits morceaux d’histoire
allez! mon cher César
tout çà, c’était une autre époque
…On a connu Napoléon
la retraite de Russie
ne lui a pas réussi
dans le concert des nations
Et tout cela en pure perte,
et un fürher, un roi de Prusse
( il nous faut d’autres Brutus )
car les tombes sont encore ouvertes…