Soie silencieuse des matins
une colombe grise
en commis voyageur
le voyage à tue-tête tressant le fil du jour
quand nous usions le sel des routes …

La nuit nous emportait vers l’aube au trot léger
Elle, se frayait une voie
dans l’épaulement vertigineux des roches,
le secret des combes où perlait un brouillard
plus ténu qu’une sueur à ta paupière

Face à l’abrupt escarpement de la montagne,
ses flancs vernis de terrasses inondées,
-grises vertes jaunes parfois
ne restait qu’à ouvrir grands les yeux
avant que le soleil n’écrase
ses vallées de riz tendre, ses hameaux oubliés
et le cœur renversé poursuivre son chemin

Texte : Susanne Derève