
Suspendu au monde
Depuis toujours
La tête baignée
De ciel bleu
Enfant firmament
Pensées en nébuleuse
Dans l’espace infini
Chargé d’étoiles
Que tu superposes
Au tableau noir
Couvert de craie
Esprit poétique
Qui s’ignore
Nuage candide
Que le moindre souffle
Entraine au loin
Dans les contrées
Magiques
Des rêveries diurnes
Où il fait bon se blottir
Le temps de fleurir
Encore un peu
De se laisser porter
Par le vent
Aux confins
De l’imaginaire
Croire que tout
Est possible
Et c’est peut-être vrai
Si tu le dis
Ecouter les oiseaux
Par la fenêtre
Entrouverte
Être tout à soi
Vaincre l’ennui
Cristalliser l’instant
Sur la pointe des pieds
Les bras tendus vers l’azur
Tu t’accroches
Au soleil
Mon enfant firmament
Surtout
Ne grandis pas trop vite
Texte : Aliénor Oval
Illustration : Maria Oval
–
Est ce possible
de convoquer les roses ,
de prendre un bout de bleu,
juste un petit carré,
de le conserver
dans une boîte ?
juste pour prolonger
les instants.
C’est bien.
Prends tout ton temps,
tu pourras prendre la nuit,
et quelques étoiles.
Les rêves d’enfant
traversent le noir,
s’emparent des nuages
fixés dans le dessin
comme ces papillons
qui ne risquent pas
de s’envoler
par la fenêtre.
Les contrées magiques,
sont à portée de main.
Ne les laisse pas s’évanouir.
Encore un peu de couleur
avant de grandir,
rajouter quelques fleurs
pour ta mère.
Tu sais qu’un soleil
même imaginaire,
ça fait toujours plaisir…