Silences
Dédain
En
Filigrane
Tu ne vois pas
Les couleurs
De l’aube
Qui éclatent
Dans mes yeux
En fragments
De lait
De mélisse
Et d’or
Tu ignores
Le murmure
Pâle
Du cœur
Qui se rétracte
Se fissure
Le corps d’argile
Qui ploie
Sous le néant
Tu te replies
Dans la moiteur
Des certitudes
L’air doux
T’enivre
De ses sucs
Loin des effluves
Cendreuses
D’agonie
Que distille
La nuit
Rêver
D’un geste
Un frôlement
Peut-être
Avant-goût
De l’étreinte
Qui ne viendra pas
Quand la peau
Brûle
Autant que le cœur
Texte : Aliénor Oval