Près de la mangrove, j’entends déjà la mer
ses rivages persiflent mon orgueil
les embruns sont de courtes valences
qui me piquent la chair
je franchis leurs noyaux
indemne de toute issue
Elles abondent alors en massues
ce sont des familles entières qui me transpercent
et dévoilent leur alibi :
« la Procréation, modèle social
doit effacer les intrigues du monde »
même les muses s’habituent
elles m’inventent des vocations de père ou de mari,
Mais les souvenirs taraudent l’esprit
ils parsèment le doute, inversent mes nuits
Mille cerfs-volants au-dessus de Varanasi
et revoilà Etienne, Johan et les autres
amours de lunes incomprises
maintenant je vous suis,
Courir, voir, voler
s’entourer de toutes les flammes
ma nouvelle ville respire de milliers d’âmes
la végétation au réveil s’amplifie
Dans la cohue de la lumière
se déverse la ramure d’un flamboyant
irriguant les rues, les ruelles
et plus loin mes envies.
Texte : Arnaud Rivière Kéraval
beau – merci (je sais c’est idiot comme commentaire, sais pas faire, mais merci)
Pfiou, chère Brigitte, je ne suis pas seule à ne pas savoir quoi faire d’autre qu’écrire « beau, merci ».
Voyez, je vais le faire au-dessus de vous 👆
Beau. Merci!
magnifique