
ce n’est qu’à la bonté
de ta petite main
posée
sur ma vieille blessure
et ce n’est qu’à ce geste
simple
sans retenue aucune
et sans prémonition
que j’aspire
si le désir revient
après son désaccord
dans toutes mes recherches
ce n’est pas pour jouir
car ce triste jet blême
n’a aucune espérance
si le désir revient
et repasse mon seuil
pour faire vœu de clémence
j’accepte
et sans me contredire
toutes les contraintes
des conditions humaines
je disais le désir
l’unique somme de vivre
croire encore
enfin
au delà de l’objet de toutes mes convoitises
croire
à une petite main
sans vocable pensé
posée
sur ma sensible attente
et le sourire sans fard
de nos lèvres gourmandes
en silence
Texte : Zakane
Illustration : Claudio Capanna