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Les lisez-vous bien, ces mots, qui habitent pleinement leurs syllabes? L’heure est heureuse, comme la terre est terreuse, exactement à sa besogne. C’est ce qu’ils disent déjà et vous le confient. Beaucoup déjà vous est donné alors.Vous savez que le temps ici, sous quelque apparence qu’il prendra, sera riche et plein. Il donnera à voir, il donnera à sentir, à s’en imprégner par tous les pores du mot.Le poème, quant à lui, mettra toute sa chair à aimer la bonne heure…
Zakane n’entrera pas chez vous, ni en vous. Mais vous allez franchir son seuil, être un instant dans sa cuisine, à le savoir mâcher le temps, soif et fumée. Ce n’est pas un « ravi », c’est un ancré, un encré aussi.
Et vous les fréquenterez, lui, son temps, et leur fille l’écriture. Liens troubles, forts et amoureux.
Et vous allez songer, vous aussi, comme lui, que ce que l’on voit est profond, que l’apparence est à franchir, comme le seuil de chez lui, comme le monde qui réclame qu’on l’arpente et le marche pour ensuite s’en étonner, heureux.
Lire ce recueil, se sentir cueilli. A cet ensemble de poèmes, être assemblé. »
Zakane nous dit que le 11 juillet 1959, à Nancy, il prenait son sac de voyage. Parce que c’était décidé bien avant sa naissance, il sera nomade, vagabond des pieds à la tête et que, d’un pas à l’autre, l’instable sera son guide. Sur sa route, il trouvera des paroles, des cris, des joies, des pleurs.
Dans sa préface de ‘L’heure heureuse’, on peut lire:
“ … un jour blanc, j’ai écrit. J’ai écrit sous le regard aigu d’un maître d’école surveillant les ratures une règle à la main. J’ai écrit, trempant la plume dans l’encre de la joie, dans l’application des cursives du doute, tirant la langue de côté à la lumière de mes premiers désirs. J’ai écrit pour ma mère et puis pour toutes les jeunes filles fraîches de mon adolescence et encore pour toutes les aimantes femmes, sur ma route, vivantes, s’asseyant avec moi. J’ai écrit des chansons pour honorer des luttes, pour cracher sur les hommes ou pour leur faire l’amour. J’ai écrit dans le noir, j’ai écrit des bêtises. Qu’importaient les erreurs puisque l’acte était là, puissamment présent dans l’aube de toutes mes joies, cette folie-jolie du stylo attaché à mes doigts hésitants. “
Zakane : http://www.qazaq.fr/pages/zakane/
Son livre: http://www.qazaq.fr/pages/lheure-heureuse/
Bonne lecture !
jan doets, éditeur
Note :
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oui je sais, comme c’est mince ce que j’ai dit de ton texte…ne m’en veux pas. maintenant que c’est là, je m’en rends compte.
en fait je me sens dans tes mots comme chez moi, j’ai l’impression que ce regard pourrait être le mien, mais plus calme, plus paisible, plus généreux…et c’est ce que je retire de ton poème: une envie forte de vivre plus pleinement.
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merci anna
merci jan
merci d’azur