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Comme une silhouette sur fond brûlant
La caravane se pavane
En mirage inquiétant
Sous les masques des nuages
Qui s’agitent en grimaçant
Des fennecs hurlent comme des déments

Et moi je divague au pays du vent
Je divague à l’horizon sanguinolent
Brûlure de mon âme
Qui se souvient d’une flamme

C’est ma déchirure

Comme une sentinelle qui part à la dérive
L’homme n’a point de port, le temps n’a point de rives,
Mais l’homme est un dieu Qui se souvient des cieux
Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages
Dans la nuit éternelle, emportés sans retour
Ne pourrais-je jamais sur l’océan des âges
Un seul jour

Jeter l’ancre Pour un seul jour
Jeter l’ancre au nom de l’amour
Rhinocéros à la corne mortelle
Mon cœur qui se fêle
Brûlure de mon âme
Qui se souvient d’une flamme

C’est ma déchirure

Mon âme est semblable à l’ oiseau de passage
Qui jamais ne niche sur le rivage

C’est ma déchirure
Ma déchirure

Crédits : De l’album ATALAYE LP, paru le 10 juin 2015

Texte : Catherine Watine