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Elle dirait que c’est elle, que ça vient d’elle. Que ses yeux supportent mal le reflet du jour sur son visage. Elle ne regarde plus depuis longtemps. L’éclat se pavaner pour mieux s’habiller d’elle. Elle se donne à voir à d’autres. Fidèles spécialistes de l’idée de la chose. Ève pose sur le socle de l’avenir. La tête ailleurs. Le corps diaphane des écrans, un regard d’encre de seiche. Quelques notes inscrites en faux sous le refrain de l’image. Les bondieuseries du silence. Eve prend sur elle. Engrange. Their black lights, their fix. La pellicule s’en vautre, sature. Confondue aux silhouettes qui s’amusent des murs. Sur-ex à n’y plus voir. À qui appartiendra le jour, le plafond des étoiles. L’immense, attache de l’oeil. À en pouvoir cadrer l’éveil. Découper les sangles du réel. Atteindre le degré zéro de l’espace. Le foutre de l’avant-première, le plancher paradoxal. Dépouiller la frange du poème. De ses messies en tous genres, ses chantres d’hélium. Évincer les exhalaisons du siècle. Le fumet des caniveaux en dérive dans l’apesanteur. Ajuster son antenne. Voir flotter de l’icône moderne et son Ève nouveau genre. Le projecteur dernier cri pour estourbir la faute du désir et l’épandage de la miséricorde. Alors penser démissionner, laisser filer les lignes. S’allonger dans la tourbière du verbe et voir ailleurs. Ausculter sa misère, s’éprendre de la fille ou de l’aura du montage. La sainte putasserie du langage.

 

Texte : Marie-Pier Daveluy